Pigments

dans mes oreilles

lalaaallaa

le 10/04/2008 à 00h32

La vraie misère pour trouver une chanson des Tit'nassels!

Juste que cet album-là (Pareil), je l'aime plus que beaucoup et depuis un long moment déjà. 


Le cœur en chrysanthème

C’était un soir tranquille
Dans les rues de ma ville
La lune était pleine et belle
Pourtant j’avais le cœur en chrysanthème
Sur le parvis de la chapelle
Dormaient les hirondelles
Au milieu de la nuit
J’ai regardé défiler toute ma vie
A m’entendre déchirer la voix, dans ces bistrots
A me regarder dégobiller mes tripes, pour une bande de poivrots

Les lampadaires se bousculaient
Dans le fracas de l’été
Les voitures s’en allaient
Dans un ……. ??
Alors la nuit prit le dessus
M’offrant ainsi sa vertu
Pour mieux me laisser choir
Dans un effroyable jeu de miroir
Où je voyais mes mains encore
Jouer si fort
Toujours dans le même décor
A noyer mes remords

Les ruelles étaient vides
Les trottoirs me tordaient le bide
Et au coin d’une impasse
Mes pensées ont commencé leur brasse
Assis sur la place du marché
Dans le ciel, les étoiles se détachaient
Mon cœur battait plus vite
Mes émotions prenaient la fuite
Pour me répéter encore une fois
Regarde-toi
Pour m’expliquer encore une fois
C’est pas pour toi

Le silence aguicheur
Qui me pressait le cœur
Avait trouvé la faille
Dans le chahut de mes représailles
Il avait tout compris
Lui, mon meilleur ami
Avec l’aide du vent
Il m’a soufflé tout doucement

Va donc gueuler dans tous ces bistrots
Ces quelques mots
Et tu verras que le monde est beau
Que le monde est beau
Même s’il est rempli de badauds
Sans opinion
Même s’ils s’en font sur ton dos
Tous ces patrons

Ya tous ceux qui comme toi
Ont besoin de tes mots
Que tu t’égosilles la voix
Où lâcher leur fardeau
C’était un soir tranquille
Dans les rues de ma ville
La lune était pleine et belle
Pourtant j’avais le cœur en chrysanthème

TIT’NASSELS



 

 

 

the dream of shadow smoke

le 19/03/2008 à 20h18

The dream of shadow smoke -là-  et puis dans ma tête tout le temps.

Etrange et déroutant mais en même temps... n'est-ce pas? 

 

The dream of a shadow of smoke

So is every man. he is born in vanity and sin. he comes into the world like
Morning
Mushrooms, soon thrustling up their heads into the air, and conversing with
Their
Kindred of the same production, and as soon as they turn to dust and
Forgetfulness,
Some of them without any other interest in the affairs of the world, but that
They
Made their parents a little glad and very sorrowful..."

Ashes to ashes, dust to dust

"Others ride longer in the storm, maybe until seven years of vanity be expired
And
Then, preadventure, the sun shines hot upon their heads, and they fall into the
Shades below, into the cover of death and darkness and the grave to hide them.
But
If the bubble stands the shock of a bigger drop, and outlives the chance of a
Child
Or a careless nurse, or drowning in a pail of water, or being overlaid by a
Sleepy
Servant, or such little accidents, then the young man dances like a bubble,
Empty
And gay, and shines like a dove's neck, or the image of a rainbow, which has no
Substance, and whose very imagery and colours are fantastical. And so he dances
Out
The gaiety of his youth, and is all the while in a storm, and endures only
Because
He is not knocked on the head by a drop of bigger pain, or crushed by the
Pressure
Of a load of undigested meat, or quenched by the disorder of an ill-placed
Humour

Homer calls man a leaf, the smallest;
Pindar calls him the dream of a shadow, another, the dream of a shadow of smoke;
But St. James spake, by a more excellent spirit, saying our life is but a
Vapour,
That is to say, drawn from the air by a celestial influence, made of smoke and
The
Lighter parts of water, tossed by the wind and moved by the motion of a superior
Body, without virtue in itself and lifted up on high or left below, according as
It
Pleases the demands of its foster fathers..."

Ashes to ashes, dust to dust

In my mind is the sound
Of rudderless ships
A time, and a time
And a time
And a time
So much silence
Deafens our ears
So much emptiness
Hinders our movements
Lost in the earth
And lost in the air
Around my hollow globe
Broken feathers
Blocking my words
And the no-one speaks
Oh no-one moves
Broken in snow
The sun bares teeth
So one: i shall build a boat
Two: i shall not fly a flag
Three, three, three:
God's three functions
So three: i shall cross myself
Four: and hope to die

CURRENT 93-HÖH

 Oué je sais...

 

Tout doucement

le 18/03/2008 à 22h32

Saviez-vous que 'Tout doucement' délie les langues!?  Je parie que non. Hé bien, vous voilà prévenus.

 

 

 

 

 

Tout doucement
Envie de changer l'atmosphère, l'attitude
Tout doucement
Besoin d'amour pour remplacer l'habitude
Tout simplement
Arrêter les minutes supplémentaires
Qui font de ma vie un enfer
Je l'aime encore mais plus vraiment
Tout doucement
Sortir de ses draps et de son cœur
Tout doucement
Sans faire de bruit pour pas qu'il pleure
Tout simplement
Changer de peau oublier tous les amants
Fermer les yeux se sentir de nouveau autrement
Tout simplement
Fermer pour cause de sentiments différents
Reviendrait peut-être dans un jour, un mois, un an
Dans son cœur dans sa tête
Si encore il m'attend
Tout simplement
Fermé pour cause de sentiments différents
Tout simplement fermé pour cause d'inventaire
Dans mon cœur dans ma tête
Changer tout vraiment.
Curieusement les aiguilles tournent
Mais ce ne sont pas celles du temps qui passe
Presque en silence quand on débute en scène
C'est pas vraiment la solitude mais c'est la certitude
D'un sentiment indépendant de son attitude
Tout doucement
Sur la pointe du cœur tourner la page
Tout simplement
Choisir un nouveau livre d'images
Tout doucement
Prêt à apprendre à aimer passionnément
Tout simplement
Une autre histoire dans un monde différent
Tout simplement fermé pour cause de sentiments différents
Reviendrait peut-être dans un jour, un mois, un an
Dans son cœur dans sa tête
Si encore il m'attend

BIBIE

AArrgh

le 24/02/2008 à 17h24

Le boulevard du temps qui passe

A peine sortis du berceau,
Nous sommes allés faire un saut
Au boulevard du temps qui passe,
En scandant notre " Ça ira "
Contre les vieux, les mous, les gras,
Confinés dans leurs idées basses.

On nous a vus, c'était hier,
Qui descendions, jeunes et fiers,
Dans une folle sarabande,
En allumant des feux de joie,
En alarmant les gros bourgeois,
En piétinant leurs plates-bandes.

Jurant de tout remettre à neuf,
De refaire quatre-vingt-neuf,
De reprendre un peu la Bastille,
Nous avons embrassé, goulus,
Leurs femmes qu'ils ne touchaient plus,
Nous avons fécondé leurs filles.

Dans la mare de leurs canards
Nous avons lancé, goguenards,
Force pavés, quelle tempête!
Nous n'avons rien laissé debout,
Flanquant leurs credos, leurs tabous
Et leurs dieux, cul par-dessus tête.

Quand sonna le " cessez-le-feu "
L'un de nous perdait ses cheveux
Et l'autre avait les tempes grises.

Nous avons constaté soudain
Que l'été de la Saint-Martin
N'est pas loin du temps des cerises.

Alors, ralentissant le pas,
On fit la route à la papa,
Car, braillant contre les ancêtres,
La troupe fraîche des cadets
Au carrefour nous attendait
Pour nous envoyer à Bicêtre.

Tous ces gâteux, ces avachis,
Ces pauvres sépulcres blanchis
Chancelant dans leur carapace,
On les a vus, c'était hier,
Qui descendaient jeunes et fiers,
Le boulevard du temps qui passe.

BRASSENS

...

Je crois que je suis déprimée. Hier resto avec nounou bleu, à côté des minettes de 20 ans avec le fuego aux fesses prêtes à brancher le chien voire le lavabo des toilettes.  Pis nous, un samedi soir, vieilles, sapées comme des vieilles (qui ont choisi la version confortable), arborant fièrement notre première ride (vi la garce qui nous est apparue sous l'oeil le matin de nos 27 ans). Pis moi, habitant trop loin pour picoler ( qui sait ptètre j'aurai eu envie de monter sur la table). Pis moi et mon premier cheveu blanc (ah non ça c'est pas moi ) .

M'en fous, je vais m'acheter la wii.    

...

le 06/02/2008 à 19h35

Les gens qui doutent

J'aime les gens qui doutent
Les gens qui trop écoutent
Leur coeur se balancer
J'aime les gens qui disent
Et qui se contredisent
Et sans se dénoncer

J'aime les gens qui tremblent
Que parfois ils ne semblent
Capables de juger
J'aime les gens qui passent
Moitié dans leurs godasses
Et moitié à côté

J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons

J'aime ceux qui paniquent
Ceux qui sont pas logiques
Enfin, pas comme il faut,
Ceux qui, avec leurs chaînes,
Pour pas que ça nous gêne
Font un bruit de grelot

Ceux qui n'auront pas honte
De n'être au bout du compte
Que des ratés du coeur
Pour n'avoir pas su dire
"Délivrez-nous du pire
Et gardez le meilleur"

J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons

J'aime les gens qui n'osent
S'approprier les choses
Encore moins les gens
Ceux qui veulent bien n'être
Qu'une simple fenêtre
Pour les yeux des enfants

Ceux qui sans oriflamme,
Les daltoniens de l'âme,
Ignorent les couleurs
Ceux qui sont assez poires
Pour que jamais l'Histoire
Leur rende les honneurs

J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons

J'aime les gens qui doutent
Et voudraient qu'on leur foute
La paix de temps en temps
Et qu'on ne les malmène
Jamais quand ils promènent
Leurs automnes au printemps

Qu'on leur dise que l'âme
Fait de plus belles flammes
Que tous ces tristes culs
Et qu'on les remercie
Qu'on leur dise, on leur crie
"Merci d'avoir vécu

Merci pour la tendresse
Et tant pis pour vos fesses
Qui ont fait ce qu'elles ont pu".

ANNE SYLVESTRE

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