Pigments

dans mes oreilles

L'amitié

Beaucoup de mes amis sont venus des nuages
Avec soleil et pluie comme simples bagages
Ils ont fait la saison des amitiés sincères
La plus belle saison des quatre de la Terre

Ils ont cette douceur des plus beaux paysages
Et la fidélité des oiseaux de passage
Dans leurs cœurs est gravée une infinie tendresse
Mais parfois dans leurs yeux se glisse la tristesse
Alors, ils viennent se chauffer chez moi
Et toi aussi, tu viendras

Tu pourras repartir au fin fond des nuages
Et de nouveau sourire à bien d'autres visages
Donner autour de toi un peu de ta tendresse
Lorsqu'un autre voudra te cacher sa tristesse

Comme l'on ne sait pas ce que la vie nous donne
Il se peut qu'à mon tour je ne sois plus personne
S'il me reste un ami qui vraiment me comprenne
J'oublierai à la fois mes larmes et mes peines
Alors, peut-être je viendrai chez toi
Chauffer mon cœur à ton bois


Françoise Hardy

j'ai du miel plein les yeux 8D

le 05/08/2008 à 01h43

RIEN A TE METTRE

J'ai du mal à admettre
Que t'aies plus rien à te mettre
Je crois que c'est qu'une excuse
Pour traîner
En petite culotte
Et vérifier ta cote
Je connais cette ruse
Je te connais

Tu voudrais me faire croire
Que t'ignores tes pouvoirs
Mais tu l'as bien compris
Ils sont grands
Me faire entrouvrir la bouche
Voir ma tête quand je louche
Ce doit être ça qui
T'amuse tant

Sur le lit, tu fais un tas
Des fringues que tu veux pas
De tout ce que t’aimais
Hier
Comme je suis encore au pieu
Je me retrouve au milieu
Je n'ose plus bouger, je fais
Pas le fier

Mais tu fredonnes enfin
Une chanson que t'aimes bien
Une que j'avais écrite
Pour toi
D'accord pour que tu chasses
Ce qui n'a plus sa place
S'il en reste une petite
Pour moi

La marque de tes dentelles
Les marques de tes bretelles
Il faut être moi pour
Les voir
T'examines une chemise
Longtemps que tu l'as pas mise
Je te le dis juste pour
Mémoire

Tu peux toujours renoncer
A cette robe un peu osée
C'est une précaution
Inutile
T'es une fleur maléfique
Déjà trop magnifique
Dans tes hésitations
Textiles

Tu sais que si tu veux
Je te prête un jean bleu
Et un t-shirt qui sera
Trop grand
Le risque c'est qu'avec
On te prenne pour ton mec
Vu que d'habitude c'est moi
Dedans

Alors je te propose un truc
Depuis le temps que je te reluque
Je t'enlève tes derniers
Pétales
Et je t'offre ma peau
Je suis un vêtement chaud
Je suis sûr de t'aller
Pas mal

BENOÎT DOREMUS

 

 


Et en plus le clip est superbe...

le 29/07/2008 à 15h12

LES MOTS D’AMOUR

 

 

J'aimerais écrire des mots d'amour
Parce que parler c'est pas mon fort.
J'aimerais écrire des mots d'amour,
Les faire jaillir de mes trois accords, mais
J'ai un peu froid, comme a dit l'autre,
Et ce long frisson qui n'en finit pas.
J'ai un peu froid, mauvais apôtre,
Mon cafard me lâche moins souvent qu'autrefois.

J'aimerais écrire des mots d'amour
Parce que le reste, c'est pas grand-chose.
Je l'ai appris et à mon tour
Je te le livre un peu ; je te propose
De laisser le long du discours
Nos contentieux et les comptes à rebours,
D'oublier le temps d'un refrain
Ce bon vieux réflexe ; moi j'en garde pour demain.

Des mots pour toi mais que je n'dis pas.
Ceux-là.

Quel était le refrain du jour ?
Si je l'oublie, je cède encore.
J'aimerais écrire des mots d'amour,
Jeter l'éponge, un peu, tenter le sort.
Une pause ici pour poser là,
Entre deux conflits, entre deux coups d'éclat.
Une pause pour dire autour de moi,
Mon ami, mon frère, mon amour, écoute-moi.

 

 

DEBOUT SUR LE ZINC

 

lalalala du moment

le 09/07/2008 à 12h59

Le goût du citron

 

 

Le citron saigne assidûment de la sève acidulée
Ce n'est pas vraiment sucré mais c'est loin d'être salé
C'est soudainement que l'on salive et que l'on comprend ce que c'est
Lorsque je suis sur tes lèvres je retrouve ce goût secret

Ne me dis pas que c'est noël, sinon je ne saurais céder
À la tentation qui me crève, à cette envie de posséder

La vie n'est faite qu'en fait de petits goûts accumulés
Là tout au fond de notre tête et l'on ne peut les décrocher
La vie n'est faite qu'en fait de petits goûts dissimulés
Là tout au fond de notre tête et l'on ne peut s'en débarrasser

Les saisons sont tristes souvent
Les jours se suivent et se ressemblent
On dissimule nos souffrances
Par peur de ne pas résister
Aux sentiments qui nous tourmentent
Aux envies de s'éliminer
Alors on essaie de sourire
De nettoyer nos souvenirs

Et l'on se remet assez vite, survivre n'est pas si sorcier
Et l'on retrouve le goût de vivre, du moins pour la matinée

La vie n'est faite qu'en fait de petits goûts accumulés
Là tout au fond de notre tête et l'on ne peut s’en séparer
La vie n'est faite qu'en fait de petits goûts accumulés
Là tout au fond de notre tête et l'on ne peut s'en débarrasser

 

 

MICKEY 3D

version (wow!) de keziah jones

le 25/06/2008 à 10h34

All Along the Watchtower

“There must be some kind of way out of here,”
Said the joker to the thief.
“There's too much confusion,
I can't get no relief.
Businessmen, they drink my wine,
Plowmen dig my earth.
None of them along the line
Know what any of it is worth.”
“No reason to get excited,”
The thief he kindly spoke.
“There are many here among us
Who feel that life is but a joke.
But you and I, we've been through that,
And this is not our fate.
So let us not talk falsely now,
The hour is getting late.”
All along the watchtower,
Princes kept the view,
While all the women came and went —
Barefoot servants too.
Outside in the cold distance,
A wildcat did growl.
Two riders were approaching, and
The wind began to howl.

BOB DYLAN


"Il doit y avoir un moyen de sortir d'ici", dit le bouffon au voleur,
"Il règne une trop grande confusion, je ne ressens aucun soulagement.
Les hommes d'affaires boivent mon vin, les laboureurs creusent ma terre,
Personne à l'horizon ne sait ce que tout cela vaut."
"Aucune raison de s'énerver", répondit gentiment le voleur,
"Beaucoup ici parmi nous pensent que la vie n'est qu'une farce.
Mais, toi et moi, nous sommes passés par là, et ce n'est pas notre destin,
Alors, ne parlons plus à tort maintenant, il commence à se faire tard."
Tout au long de la tour de guet, les princes continuaient à regarder
Tandis que toutes les femmes allaient et venaient, les serviteurs aux pieds nus, aussi.
Dehors au loin un chat sauvage gronda,
Deux cavaliers approchaient, le vent commença à hurler.

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