Pigments

gnaaaaaaaaaaahahaha

le 16/05/2008 à 16h35

Parce que d'abord ma Barbouille, elle n'aime que moi.


Elle se moque mais toujours gentiment.


Elle aime les potatoes et les ptits gars de MacDo.


Elle a des goûts vestimentaires discutables (cf le souwiiit pas beau) .


Elle dit souvent "c'est dégueulasse" mais j'ne sais pas pourquoi.


Elle surkiffe les pépitos et les rodrigos.


Elle adore piailler et cancaner dans la twingo surtout qd il fait nuit et froid.


Elle fait toujours des photos pourrites avec moi dessus.


Et pis elle est le meilleur croqueur de la Terre parce que là, c'est son dessin de moi.


 

Debout sur le zinc

le 04/05/2008 à 15h42

>CLIC< Rien à dire juste que c'est bon. Wala. Evidemment pour ceux qui me connaissent, ça ne varie pas tellement. :D sisisi c'est bien. 

 

 

 

Des Larmes Sur Ma Manche

J'essuierai mes larmes sur ma manche
Réchaufferai dans mes mains ta main blanche
Embrasserai encore l'espoir
Qui fait qu'on s'accroche à un soupir
Que pour un rien on s'échafaude un avenir
Mais ceux qu'on aime... ils partent

J'essuierai mes larmes sur ma manche
Ravalerai en moi l'avalanche
Je ne céderais rien au chagrin
Qui souffle quand il n'y a rien à l'horizon
Qui hurle quand la vie nous fait faux bon
Qu'on s'en remet... au hasard

Alors ça y est c'est déjà demain ?
C'est maintenant que l'on se souvient
Un peu trop fort, un peu trop... bien
J'essuierai mes larmes sur ma manche
Ravalerai chaque fois les avalanches
Je ne céderai rien !
Au chagrin

J'essuierai mes larmes sur ma manche.

DEBOUT SUR LE ZINC

Je n'ai pas trop de cerveau en ce moment mais ceci a finalement jailli. Attention cela transpire la joie de vivre. Ames sensibles s'abstenir.



______________________




L’oncle Régis vient de mourir. Un phénomène de mode en ce moment. Une saloperie de cancer lui a rongé un à un tous ses organes puis s’est s’attaquée à son cœur. Une ironie que de finir par la pompe, tout était déjà éteint, le seul qui se permettait des soubresauts, c’était le bon vieux palpitant. Si gigoter signifiait s’en sortir, cela se saurait. Voyez ce que l’on réserve au poisson frétillant : la mort c’est sûr… le coup de pelle dans le pire des cas. Cent cinquante mille emportés en 2007 par une tumeur et ses sbires, tu meurs, le mot lui-même se moque. Cette année, c’est cent quarante-neuf mille neuf cent quatre-vingt dix-neuf et mon oncle Régis, le voilà qui habite les statistiques, sûrement une contrée lointaine, parce que j’ai froid.

 



La villa des flots bleus va tomber entre les mains des vieilles corneilles, voilà pourquoi je suis ici aujourd’hui, je vis ma dernière visite, mon ultime rendez-vous secret avec la pierre et les souvenirs. La honte étreint mon cœur, ma dernière escapade en ces lieux, je l’ai oubliée. Un jour, sans crier gare, j’ai mis de côté tout, les gens, les endroits, en fait tout ce qui osait me faire du bien. Son nom déjà, ne trouvait plus grâce à mes yeux et la vieille bâtisse symbolisait juste une jeunesse que je brûlais d’étouffer. Prénommer sa maison, je trouvais ça con, les flots bleus figurait désormais en bonne place derrière les Marilou, Marine, Vignes folles, et autres Lei Cigalou. Je considérais que la pierre était inerte et froide, elle n’avait pas d’âme. Tenter de lui en donner une, c’était ridicule. Et puis, il n’y avait pas la mer aux flots bleus, juste une vieille fontaine envahie par la mousse et habitée par quelques poissons rouges résistants et par une truite gigantesque s’écaillant en son sommet.

 



Aujourd’hui, je me souviens y avoir joué des heures et des heures, munie de mon inséparable arrosoir rose, celui avec la grosse marguerite sur son flanc ; à la première occasion je le négligeais au profit du vert de l’oncle Régis. Il était trop lourd, trop gros, presque plus grand que moi,  mais je le remplissais avec le petit et je l’attendais avec impatience. Il venait toujours, nourri de bonnes intentions, congratulant mes efforts. Alors je portais l’arrosoir, c’était un peu magique, en direction du massif de marguerites. Longtemps, j’ai cru que mon oncle et la brouette vivait mon exploit en simple spectateur.     Le rituel enterré, je tends toutefois un peu l’oreille, espérant en vain dans le jet de l’eau percevoir l’écho de mes rires d’enfant. Rien. Juste l’amère constatation que le cancer ici aussi a fait ses œuvres : il a bouffé le jardin et a fait crever les poissons rouges. Le vieil arrosoir n’est plus et la brouette rouille au pied de l’amandier. A la voir ainsi décrépite, et cabossée, je lui donnerai plus de 30 ans. Oui, mon âge finalement, c’est à peu près ça. A voir ainsi cette désolation, la culpabilité monte encore et le spasme logé dans mon estomac s’en donne à cœur joie. Cette douleur, est-ce mon cœur qui rouille lui aussi ?

 



Assise sur le rebord de la fontaine, je vois à quelques mètres la vieille bâtisse dont la peinture défraîchit et les murs se lézardent. Devant, la table en teck a disparu, les feuilles mortes ont envahi la terrasse de pierres blanches. Je ne reconnais même plus le petit sentier du père Colino. Si j’osais, je ferai le tour de la maison en courant à m’en faire éclater le coeur, j’escaladerai le muret peut être que je le sauterai maintenant puisque j’ai tellement grandi, mais si le poulailler a disparu et que je ne vois plus le paon, je crois que j’aurai encore plus mal. Je renonce. Je n’ose même pas plaquer mes mains sur les murs de la maison, je crains de ne pouvoir l’entendre respirer. Les pierres sont en effet, froides et inertes aujourd’hui plus qu’avant.

 



C’est alors que la balançoire m’ouvre les bras avec réconfort. Toujours à sa place au centre du bac à sable, je constate qu’elle a un peu changé de couleur mais semble en état de marche. Pourvu que le bois ne cède pas. Suis-je toujours habile ? Mes mains caressent les maillons froids, je m’assois, tout va bien.  J’ai toujours regretté de ne pouvoir toucher les nuages avec mes pieds peut-être qu’aujourd’hui… Je m’élance, chic, elle couine encore ; alors que le vent s’engouffre dans mes cheveux, mes genoux fléchissent, c’est plus commode, je prends de l’altitude et commence à avoir mal au cœur. J’avais oublié que ce qui m’en empêchait d’épouser le ciel c’était encore ce cœur. Tant pis, pas cette fois. J’incline ma nuque en arrière inspire profondément et lutte contre la nausée, mes narines frissonnent, c’est bon signe. Finalement, je ne suis pas si mal ainsi, si je plisse les yeux et que j’y crois très fort, j’entendrai le vieil oncle Régis rouspéter. Il me grondera pour ne pas avoir mis mon chapeau de soleil, mais devant ma mine désolée, il me sourira en disant que la citronnade et les chamonix m’attendent sur la table en teck. Alors, j’abandonnerai la balançoire avec joie, je lui sauterai au cou avant de foncer dans les marguerites pour en cueillir deux ou trois. Au cœur du massif, je lui crierai de me raconter encore une fois, oui juste une fois, une histoire de héros, sûrement celle où Siegfried tue le dragon et s’enduit de son sang pour être invincible, ma préférée. Il s’exécutera, les yeux brillants et je le questionnerai la bouche pleine. Allez je compte jusqu’à trois. Un…. Deux…. Trois.

 




 



 

lalaaallaa

le 10/04/2008 à 00h32

La vraie misère pour trouver une chanson des Tit'nassels!

Juste que cet album-là (Pareil), je l'aime plus que beaucoup et depuis un long moment déjà. 


Le cœur en chrysanthème

C’était un soir tranquille
Dans les rues de ma ville
La lune était pleine et belle
Pourtant j’avais le cœur en chrysanthème
Sur le parvis de la chapelle
Dormaient les hirondelles
Au milieu de la nuit
J’ai regardé défiler toute ma vie
A m’entendre déchirer la voix, dans ces bistrots
A me regarder dégobiller mes tripes, pour une bande de poivrots

Les lampadaires se bousculaient
Dans le fracas de l’été
Les voitures s’en allaient
Dans un ……. ??
Alors la nuit prit le dessus
M’offrant ainsi sa vertu
Pour mieux me laisser choir
Dans un effroyable jeu de miroir
Où je voyais mes mains encore
Jouer si fort
Toujours dans le même décor
A noyer mes remords

Les ruelles étaient vides
Les trottoirs me tordaient le bide
Et au coin d’une impasse
Mes pensées ont commencé leur brasse
Assis sur la place du marché
Dans le ciel, les étoiles se détachaient
Mon cœur battait plus vite
Mes émotions prenaient la fuite
Pour me répéter encore une fois
Regarde-toi
Pour m’expliquer encore une fois
C’est pas pour toi

Le silence aguicheur
Qui me pressait le cœur
Avait trouvé la faille
Dans le chahut de mes représailles
Il avait tout compris
Lui, mon meilleur ami
Avec l’aide du vent
Il m’a soufflé tout doucement

Va donc gueuler dans tous ces bistrots
Ces quelques mots
Et tu verras que le monde est beau
Que le monde est beau
Même s’il est rempli de badauds
Sans opinion
Même s’ils s’en font sur ton dos
Tous ces patrons

Ya tous ceux qui comme toi
Ont besoin de tes mots
Que tu t’égosilles la voix
Où lâcher leur fardeau
C’était un soir tranquille
Dans les rues de ma ville
La lune était pleine et belle
Pourtant j’avais le cœur en chrysanthème

TIT’NASSELS



 

 

 

55X75 oui je suis grand

le 07/04/2008 à 21h43

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