J'avais oublié le pouvoir que Chopin avait sur moi...
Excellente journée mes amis.
J'avais oublié le pouvoir que Chopin avait sur moi...
Excellente journée mes amis.
Voici le défi Tertulia de la semaine dernière: une flamme sur une photo. Je vous propose de l'illustrer de ces quelques lignes.

Je vous souhaite à tous et toutes d'excellentes fêtes de fin d'année.
à très bientôt,
pssccchiiiit: Stef merci pour cette vidéo, elle a bien sa place ici.
Le vieux Robert s’empara du bloc de marbre. Il effleura sa surface du bout des doigts. Il aimait prolonger le premier contact entre la pierre lisse et froide, et sa peau rugueuse. Tel un expert, il jaugea la pièce : elle était plutôt imposante. Il mettrait du vingt. Oui, du vingt, ce serait la bonne taille. Prestement, il rompit le contact pour s’emparer de l’outil à sa gauche. Il l’appliqua d’une main ferme sur la paroi et sa main droite assena le coup. Dans un bruit sec, la pierre rendit une de ses arêtes, puis une autre. Le burin était incliné, le maillet cadençait le travail. L’homme avait du métier.
Le sculpteur découvrait le message, mot à mot par habitude. Le contenu variait peu. Alors, il avait depuis longtemps conclu que les hommes manquaient cruellement d’imagination lorsqu’il fallait écrire une épitaphe.
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Ci-gît Jules Vallant
Là, vous ne trouverez point d’ornement
Juste en guise d’adieu funéraire
Une épitaphe gravée dans la pierre
Un départ prématuré plutôt mal orchestré
Victime d’un escalier glissant
C’est sans panache qu’il nous quitta
Nous offrant une option cynique : soulagement ou larmoiement ?
Ne sois pas éploré, toi, l’ami loyal
Oui, Jules était un homme de foi
Mais jamais il ne renia sa morale
Il se flattait parfois que tu ne t’en aperçus pas
Ne souffre pas, toi, l’amante intempérante
Oui, Jules se donnait sans compter
Mais il offrait tout à la première qui se désignait plus ardente
Dès lors il t’oubliait dans ses bras sans regret
Ne sois pas inconsolable, toi, l’âme sœur
Tu fus trompée aussi : j’en ai bien peur
Tu pardonnais toujours
Sentant ton cœur encore plus lourd
Sa mort vous afflige bien moins
Jules Vallant fut un vaurien
Mais consolez-vous : rien n’égalait ses largesses
Enfin… peut-être sa richesse
M. V
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Robert coula le liquide doré qui épousa parfaitement les sillons alors le texte apparu ; mais il ne fut pas lu. Il abandonna le marbre puis en pris un vierge, mécaniquement. De nouveau, il appliqua ses doigts sur la surface parce qu’il aimait ça.
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« Voilà l’oeuvre qu’il nous laisse, oeuvre haute et solide, robuste entassement d’assises de granit, monument ! Oeuvre du haut de laquelle resplendira désormais sa renommée. Les grands hommes font leur propre piédestal ; l’avenir se charge de la statue. »
Epitaphe de Victor Hugo pour Honoré de Balzac
Voilà ce que j’aimerais que l’on retienne de moi. Que je suis un homme formidable, respecté. Que j’ai œuvré pour les malheureux, guerroyé pour les opprimés et servi les dames. Que je suis quelqu’un de courtois et de vertueux, un adepte de l’amour le plus pur, le plus désintéressé mais aussi le plus fou…. C’est une épître que je désire! Où trouver son auteur? Comment lui en inspirer le contenu ? Ma besogne commence. Elle sera longue et jalonnée d’obstacles mais je réussirai !
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En Jules naissaient des idées, des envies, ainsi se matérialisait son intelligence. Il savait vaguement ce qu’il convoitait mais pouvait sans hésitation dire ce qu’il ne voulait pas. Il ne souhaitait pas ressembler à toutes ses grises mines ravinées, celles qu’il croisait tous les matins, quand il traversait les rues du centre-ville. Il estimait que ces fantômes au teint blafard et aux cernes profonds étaient la résultante d’un ennui abyssal qui se réalisait ainsi. L’ennui a ce dangereux aspect. Un ténia qui ondule, puis se niche pour vous digérer de l’intérieur. L’image était plutôt cocasse. Jules n’était pas un homme fin. Mais il avait trouvé un moteur. Il voulait exister, être estimé et laisser sa trace. Et cela coûte que coûte.
maya
Pas de défi Tertulia cette semaine. Est-il temps que je prenne enfin mon envol? Voici un texte, écrit aujourd'hui, sans support, sans rien, dans la catégorie bribes.
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Smog - Peter Sharpe
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